Léon Gambetta






buste de Léon Gambetta par A.Meras inauguré en 1888  lors de

l’attribution du nom de Gambetta au Lycée ( décret du Président Carnot)













Né à Cahors en 1838, d’un père italien, commerçant, et d’une mère originaire du Quercy, Léon Gambetta fut un élève brillant, à la personnalité marquée, au lycée de Cahors de 1851 à 1856 .

Parti à Paris poursuivre des études de droit en 1857, il obtient sa naturalisation en 1859 . Devenu avocat, il s’illustre en 1868, lors du procès Baudin, par sa plaidoirie contre l’Empire et devient la vedette de l’opposition républicaine. En 1869, élu député simultanément dans la Seine, à Belleville et à Marseille, il opte pour Belleville et pose dans son programme les grandes lignes de la politique du parti radical. Hostile à la guerre contre la Prusse, c’est lui qui, après le désastre de Sedan et la captivité de Napoléon III, proclame la République à Paris le 4 septembre 1870. Il quitte la capitale  en ballon, et galvanise la défense nationale en organisant une résistance inespérée jusqu’à l’armistice de janvier 1871.

Commence alors pour Gambetta, réélu député, une extraordinaire carrière de « commis-voyageur de la République » dans la France entière. Son action aboutit aux lois constitutionnelles de 1875. En 1876, il devient le chef incontesté de la majorité républicaine qui contraint les conservateurs et les royalistes à abandonner le pouvoir en 1877. Il est élu à la Présidence de la Chambre des Députés en 1879. Sa forte personnalité et sa popularité inquiètent et l’écartent du pouvoir jusqu’en 1881 où il constitua un « grand ministère » qui ne dura que deux mois et demi et où il ne put appliquer son programme.

Sa mort prématurée à l’âge de 44 ans, le 31 décembre 1882, mit un terme à une carrière exceptionnelle mais inachevée.

Homme de convictions, orateur brillant, à la personnalité séduisante, fin observateur de la vie politique, ce chef de guerre, est aussi très impliqué dans la fondation des institutions de la République fondée sur la laïcité, les libertés publiques, une armée nationale basée sur la conscription. Il personnifie devant l’histoire le sursaut de la patrie et reste pour la postérité l’homme politique majeur de cette fin du XIXème siècle.